Restitution publique
INTERSTICE permet à de jeunes artistes des Beaux-Arts de Marseille d'inventer et expérimenter sur quatre jours un accrochage collectif au Centre Photographique Marseille, accompagné·es par un·e professionnel·le du monde de l'image et par l'équipe du lieu. Cette année, la commissaire d'exposition Flora Fettah accompagne ce travail intensif en proposant d'aborder la curation et la mise en espace comme des pratiques collectives. En repartant de son projet To become 2 qui expérimente des méthodologies de travail féministes et collaborative, elle développe how 2 become, un nouveau format de workshop dédié au co-apprentissage de la curation.
Avec les étudiant·es du CPI Une fabrique des images, sur une proposition de l'équipe enseignante des Beaux-Arts de Marseille associée (Hélène Biesse, Nicolas Feodoroff, Lia Giraud, Samuel Gratacap, Eric Pasquiou, Olivier Sola)
Flora Fettah (1994, Marseille, France) est curatrice, critique d'art et chercheuse indépendante. Appréhendant la création contemporaine au prisme de ses contextes politiques et sociaux, elle s'intéresse tout particulièrement à la production de récits alternatifs au discours dominant au sein d'un territoire. Elle mène d'abord des recherches sur "La crise des frontières au Maroc vu par les artistes contemporain·es et leur place dans les débats publics" (EHESS, Paris), puis travaille au sein des équipes artistiques d'organisations françaises et internationales (Cnap, Manifesta Biennial, AWARE, Triangle - Astérides, Kadist). En parallèle, elle réalise des projets curatoriaux seule et au sein de collectifs (Jeunes Critiques d'Art et Diamètrea). Elle est vice-présidente (2019-2023) puis membre du CA de Contemporaines, une association qui lutte contre les discriminations de genre dans les arts visuels et promeut un féminisme intersectionnel. Membre de C-E-A et de l'AICA France, elle contribue régulièrement au podcast Pourvu Qu'iels Soient Douxces et écrit pour des revues spécialisées, des institutions publiques et privées (Documents d'Artistes, Fondation Van Gogh, Tide Magazine), des galeries ou artistes. En 2025-26, elle collabore avec Assia Ugobor et Lamia Zanna à la direction artistique de plusieurs festivals pluridisciplinaires (Art Emergence, Maison des Métallos ; Parallèle).
Une exposition dans le cadre des 20 ans du programme PiSourd·e des Beaux-Arts de Marseille

Présentation de l'exposition en LSF
Exposition collective avec les artistes : Ilona Aliot, Babi Badalov, Geoffrey Badel, Giuseppe Caccavale, Léandre Chevreau, Marine Comte, Arthur Gillet, Joseph Grigely, Mélanie Joseph, Mathilde Lauret, Camille Llobet, Marianne Mispelaëre, Max Taguet et Magali Virasamy-Hoquet (KMVH).
"On peut ne pas parler d'autres langues que la sienne. C'est plutôt la manière de parler sa propre langue, de la parler "fermée" ou "ouverte" ; de la parler dans l'ignorance de la présence des autres langues ou dans la prescience que les autres langues existent et qu'elles nous influencent même sans qu'on le sache. [...] C'est une question d'imaginaire des langues. [...] Ce n'est pas une question de juxtaposition des langues mais de leur mise en réseau."
Édouard Glissant in L'imaginaire des langues, entretiens avec Lise Gauvin (1991 - 2009), Gallimard, Paris, 2010.
À l'occasion des 20 ans du programme PiSourd·e, l'exposition collective Vivre en plusieurs langues, organisée par les Beaux-Arts de Marseille et les Musées de Marseille, invite à s'ouvrir à l'imaginaire de la Langue des Signes et de la culture Sourde, et à s'intéresser plus largement à la diversité des langues, à ce qu'elles véhiculent et aux potentiels créatifs du passage d'une langue à l'autre.
Rassemblant les œuvres d'artistes Sourd·es, entendant·es, CODA (Children of Deaf Adults, enfants de parents Sourd·es), francophones ou polyglottes, l'exposition propose ainsi de mettre en réseau une pluralité de langues et de moyens d'expression : langues des signes, langues vocales et langages artistiques (écriture, dessin, musique, danse, peinture, vidéo...) se côtoient ici dans un même espace. Chacune à leur manière, elles abordent une multiplicité de questionnements liés à la perception et à la communication. Comment se comprendre lorsque l'on ne parle pas la même langue ? Peut-on réellement communiquer, sans tout saisir de l'autre ? Quelles spécificités possèdent les langues des signes, que les langues vocales n'ont pas ?
Dans une polyphonie colorée, les quatorze artistes de cette exposition interrogent la notion d'altérité - c'est-à-dire, ce qui renvoie à l'autre et à l'ailleurs. Certain·es, tout d'abord, œuvrent pour la reconnaissance de l'identité Sourde, longtemps marginalisée. Renversant les rapports de force, ils et elles construisent des passerelles entre culture Sourde et culture entendante, dans une société où l'oralité est dominante, voire écrasante. Tandis que d'autres s'intéressent à la traduction : qu'il s'agisse de se heurter à la barrière d'une langue que l'on ne maîtrise pas, ou bien de jouer sur les entre-deux, les incompréhensions ou les translations, ces artistes nous laissent entrevoir ce que signifie "ne pas vivre en une seule langue" (Giuseppe Caccavale). Enfin, d'autres encore explorent les liens entre l'écriture, le son, la musique, le supposé silence et la culture Sourde.
Du geste symbolique au langage codé, des idéogrammes à la transcription du son de manière visuelle, les artistes réuni·es ici puisent dans la créativité sans fin de la langue des signes pour inventer de nouvelles façons, poétiques et imagées, de communiquer. Ainsi, l'exposition Vivre en plusieurs langues propose une plongée dans un mélange de langues dont les imaginaires et les spécificités nous invitent à cultiver la nécessaire pluralité des façons de dire et de voir le monde.
— Ninon Duhamel, commissaire de l'exposition



Née en 1991, vit et travaille à Lille.
Ninon Duhamel est responsable des arts visuels à La Condition Publique (Roubaix) depuis 2022. Au sein de ce tiers-lieu artistique et culturel pluridisciplinaire, elle met en œuvre les projets d'exposition temporaires en lien avec divers partenaires et développe, au fil de la programmation, les résidences de création pour les artistes plasticien·nes qu'elle accompagne dans la conception et la production de nouvelles œuvres. Parmi certain·es : François Dufeil, Amalia Laurent, Flora Moscovici, Aïda Bruyère, Coraline de Chiara…
Elle est par ailleurs curatrice indépendante : passionnée par le langage sous toutes ses formes, elle s'intéresse à la façon dont les artistes contemporaines travaillent les formes telles que la traduction, l'écriture, la correspondance, la narration, le chant, l'oralité, etc. Elle a notamment conçu les expositions À voix haute (La Graineterie, Houilles, 2020) et Telling Stories (Transpalette, Bourges, 2023)

Présentation de Ninon Duhamel, commissaire de l'exposition
Dans le cadre des 20 ans du programme PiSourd·e des Beaux-Arts de Marseille, co-organisation avec les Musées de Marseille, et le soutien de : CHRONIQUES - Pôle ressource de la création artistique en environnement numérique, la fondation F.R.I.D.A - Fonds pour la réussite et l'inclusion dans les arts, l'association Orphée.
Exposition des diplômé·es 2025
Pour la quatrième année consécutive, l'école des Beaux-Arts de Marseille a le plaisir de présenter l'exposition de ses diplômé·es. Pensée comme une œuvre collective, cet événement vient clore le cursus des diplômé·es et leur offre un tremplin à leur sortie de l'école.
Après le succès des expositions Habitacles dont le commissariat a été assuré par Jeanne Mercier, puis DRIFT - Dérapage contrôlé par Karin Schlageter, et enfin Campus Panic avec Salma Mochtari, c'est au tour de Line Ajan d'accompagner les jeunes artistes et designers.
Intitulée Entre deux eaux, l'exposition des diplômé·es de l'école des Beaux-Arts de Marseille s'inspire à la fois du contexte local de Marseille - une ville bordée par la Méditerranée au sud et à l'ouest - et de la sensation troublante de flottement, entre deux réalités, qui accompagne le moment de transition qu'est la sortie de l'école d'art et de design.
L'exposition s'appuie d'abord sur la prédominance des questions écologiques, territoriales et sociopolitiques dans les pratiques des 39 étudiant·es diplômé·es en art et design en 2025. Un contexte mondial d'instabilité s'inscrit en filigrane de l'exposition, tandis que l'on devine un paysage intranquille où une « violence lente »[1] se déploie : politiques discriminatoires, conséquences environnementales de la colonisation, des guerres impérialistes et des politiques néolibérales, et autres extractivismes. A priori invisible et dispersée dans le temps et l'espace, cette violence, auparavant lente et sourde, est devenue de plus en plus bruyante ces dernières années : les violences policières en France et les guerres contre la Palestine, le Liban, et le Congo sont quelques-uns des événements historiques qui ont entouré la production de ces œuvres - et qui y sont parfois mentionnés.
Réalisées pour la plupart entre 2023 et 2025, certaines des œuvres émanent d'inquiétudes vis-à-vis de ce contexte, ainsi que des craintes plus situées liées au « vide de l'après école »[2]. Cet entre deux eaux fait écho aux conditions ambivalentes des artistes récemment diplômé·es : des perspectives que l'on espère prometteuses, mais une réalité économique souvent précaire. Quitter l'école d'art pour entrer dans un monde marqué par une constellation de crises interconnectées - environnementales, économiques et sociopolitiques - soulève des questions tant matérielles qu'existentielles. Dans ce monde chancelant, prêt à basculer à tout moment, certain·es étudiant·es choisissent de jouer de cette sensation de flottement, propre à diverses phases transitionnelles - allant du passage à l'adolescence jusqu'à la sortie de l'école d'art et de design.
D'autres pratiques s'attardent sur ce qui relie dans l'entre-deux, ou comment l'eau agit comme vecteur. Elles s'attachent aux transmissions d'histoires diasporiques, de mémoires familiales et culturelles, et de luttes intergénérationnelles. Si ces œuvres prennent pour points de départs des expériences intimes, elles résonnent néanmoins avec des réalités partagées et des futurs à réenchanter. C'est ainsi que ces jeunes pratiques s'apparentent à « la mer [qui] comme un scandale de bleu, un fracas du désir / accentue le monde »[3] qui nous entoure.
[1] Rob Nixon, Slow Violence and the Environmentalism of the Poor, Harvard University Press, 2013
[2] Olivier Bertrand, Clémence Fontaine, Chloé Horta (Eds.), Comment survivre après l'école d'art ?, surface utiles/ l'erg, 2020
[3] Karim Kattan, « C'est quand la lumière entre [Knossos] », Hortus Conclusus, L'extrême contemporain, 2025, p. 39


Line Ajan est curatrice et traductrice franco-syrienne vivant à Marseille. Ses recherches portent sur l'utilisation subversive de l'image en mouvement et du langage au service de politiques dissidentes. Dans cette optique, elle se concentre sur les approches féministes, les perspectives diasporiques et les histoires transnationales. Ces intérêts se reflètent dans différentes expositions qu'elle a organisées, telles que : Unbound. Performance as Rupture à la Julia Stoschek Foundation, Berlin ; mine is a warm hole à afterhours, Paris ; et The Location of Lines au MCA Chicago. Son affinité avec la traduction, le féminisme intersectionnel et la pensée décoloniale l'a amenée à rejoindre le collectif Qalqalah قلقلة (lien externe) en 2019, faisant des approches collaboratives une partie de sa pratique et un sujet de recherche, comme en témoigne le projet hybride The Collective Laboratory qu'elle a co-curaté au Mudam Luxembourg en 2022.
Line a bénéficié des bourses curatoriales Barjeel Global Fellowship au MCA Chicago (2019-20), et la Allen and Overy Curatorial Fellowship au Mudam Luxembourg (2022-23). Elle a également été curatrice associée à la Julia Stoschek Foundation entre 2023 et 2025.
Entre 2017 et 2022, elle a occupé différentes fonctions à la galerie Imane Farès, qu'elle a par la suite dirigé. Ses écrits ont été publiés dans Metropolism M, Art Asia Pacific et Texte Zur Kunst, ainsi que dans des ouvrages collectifs comme Ce que la Palestine apporte au monde et A World History of Women Photographers.
Exposition des diplômé·e·s 2024
« 51 artistes et designers aux travaux à la fois singuliers et faisant tous échos aux tumultes qui rythment le présent »
— Salma Mochtari, chercheuse et curatrice de l'exposition
Pour la troisième année consécutive, l’école des Beaux-Arts de Marseille a le plaisir de présenter l’exposition de ses diplômé·e·s. Inaugurée le 30 août 2024 à l’occasion du vernissage du salon Art-o-rama, l’exposition sera ouverte au public pendant plusieurs semaines et ponctuée de temps de médiation pour la rendre accessible au plus grand nombre.
Pensée comme une œuvre collective, cet événement vient clore le cursus des diplômé·e·s et leur offre un tremplin à leur sortie de l’école. Après le succès des expositions Habitacles dont le commissariat a été assuré par Jeanne Mercier, puis DRIFT — dérapage contrôlé par Karin Schlageter, c’est au tour de Salma Mochtari, chercheuse et curatrice, d’accompagner les jeunes artistes et designers.
Membre du collectif curatorial et éditorial Qalqalah ةلقلق depuis 2020, la pratique de Salma Mochtari prend souvent appui sur les circulations conceptuelles entre les champs de l’art et la philosophie contemporaine. À partir des cas spécifiques des absences archivistiques et des études noires, elle travaille les généalogies présentes et à venir entre les études critiques contemporaines, décoloniales et queer.
À l’occasion de Campus Panic, elle dévoile les œuvres et les productions qu’elle a spécifiquement sélectionnées pour ce grand rendez-vous annuel. Peintures, installations, prototypes, vidéos, performances, objets, photographies... prennent place au sein de l’espace d’exposition témoignant ainsi de la vitalité de la scène contemporaine.
Assemblées autour d’une narration commune, les pièces présentées conservent toutefois leur singularité et l’esprit de leur auteur·rice. Dans une époque tourmentée comme celle que nous traversons, cette jeune génération créative porte en étendard ses espoirs communs et ses revendications intimes pour participer à la construction d’un monde nouveau.
À la levée du jour et à la tombée de la nuit, dans son microclimat et sa biorégion qui le distinguent du centre-ville, le campus des Beaux-Arts de Marseille à Luminy, aux portes du Parc national des Calanques, offre des paysages éblouissants. Il dégage aussi une douce inquiétude, latente. Sans jamais qu'on sache ce qui se cache exactement derrière elle, comme au début d'un thriller qui pourrait tout autant devenir un coming-of-age qu'un Hitchcock. Peut-être est-ce l'ombre orangée des sangliers ou des renards qui sillonnent ce territoire peuplé d'étudiant·exs et de professeur·exs le jour, de créatures réelles et fantastiques la nuit. Ses qualités architecturales permettent des déambulations multiples, parfois sinueuses, entre ses bâtiments et patios - chaque trajet devenant une aventure en soi. C'est à partir de ce lieu que Campus Panic propose d'approcher les pratiques des artistes et des designers diplômé·exs des Beaux-Arts de Marseille. L'expression campus panic renvoie spécifiquement à la centralité1 de la notion de campus dans la lecture de certains événements géopolitiques, des manifestations anti-guerre au Vietnam sur les campus américains aux mobilisations qui se sont opposées - et continuent à le faire - à la guerre contre les Palestinien·nes à Gaza et en Cisjordanie1. Le campus devient ainsi un fantasme et un mythe, sans délimitation géographique spécifique. En empruntant à cette expression la centralité d'un campus qui n'est pas un lieu, mais un paradigme, à la fois fantasmé et producteur de codes, de pratiques et de relations, l'exposition rassemble ainsi 51 artistes et designers aux travaux à la fois singuliers et faisant tous échos aux tumultes qui rythment le présent. Si à Luminy, l'inquiétude est souvent douce, c'est face aux troubles du monde qui les entoure que les artistes produisent et que certain·exs s'engagent. Avant qu'il ne soit un huis clos ou un lieu de retrait, le campus est donc une condensation du monde et nous permet de partir d'un territoire précis - avec des œuvres qui mobilisent le paysage et sa représentation - pour traverser l'inquiétude, latente, d'un contemporain ébranlé par les crises et les angoisses, vers des travaux qui se proposent de mobiliser l'archive pour répondre aux vertiges, de détourner les symboles et les mythes, d'investir des rituels et des imaginaires mystiques pour s'installer enfin dans une sorte de tendresse, affrontant les traumatismes et les assignations dans des gestes plus frontalement tournés vers la société. Pour que la panique change de côté.
Salma Mochtari, commissaire de l'exposition Campus Panic
1 Voir à ce sujet l'éclairante analyse de Samuel Catlin, chercheur en études juives à l'Université de Buffalo, in "The Campus Does Not Exist", Parapraxis 4, été 2024.
Salma Mochtari est chercheuse et curatrice basée entre Marseille et Arles. Membre du collectif curatorial et éditorial Qalqalah ةلقلق depuis 2020, sa pratique prend souvent appui sur les circulations conceptuelles entre les champs de l'art et la philosophie contemporaine. À partir des cas spécifiques des absences archivistiques et des études noires, elle travaille les généalogies présentes et à venir entre les études critiques contemporaines, décoloniales et queer.
Elle a été responsable de la programmation discursive à KADIST Paris entre 2020 et 2022, où elle a développé une programmation éditoriale et curatoriale ancrée dans les enjeux sociaux et politiques contemporains. En 2022, elle est affiliée à la coopérative de recherche des Beaux-Arts de Clermont où elle travaille "Ce que les Black Studies nous font faire".
Depuis 2023, elle est chargée de recherche à LUMA Arles où elle développe une programmation discursive et éditoriale à l'intersection de l'art et des sciences humaines et sociales. En 2023, elle est rapporteuse pour les Prix AWARE et mène avec Qalqalah ةلقلق Losing Ground, une résidence de recherche sur les disparitions institutionnelles (au Kunstencentrum Buda, Belgique, avec l'artiste Mounira al Solh et les curatrices Line Ajan et Virginie Bobin), et Enough History, une programmation discursive sur les politiques du dire-vrai (avec la curatrice Virginie Bobin, au Tanzquartier à Vienne, Autriche).
Elle a présenté ses recherches dans plusieurs écoles d'art, universités et centres d'art tels que la Villa Arson (2022), ESAAA Annecy (2022), Tanzquartier à Vienne (2022), Tashweesh Festival (2022), MEP Paris (2023), Beaux-Arts de Marseille (2023), Mudam Luxembourg (2023), Mucem - Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (2023), CAPC Bordeaux (2023) et a écrit sur les œuvres d'artistes établi·es et émergent·es tels que Louisa Babari, Cindy Bannani, Salim Bayri, Diyae Bourhim, Rahima Gambo, Rose Lowder, Randa Maroufi, Ghita Skali, Renee Stout et Ruth G. Waddy


https://www.campusartmediterranee.fr/