Dans le cadre des 20 ans du programme Pisourd·e
Une exposition co-organisée avec les Musées de Marseille
Exposition collective avec les artistes : Ilona Aliot, Babi Badalov, Geoffrey Badel, Giuseppe Caccavale, Léandre Chevreau, Marine Comte, Arthur Gillet, Joseph Grigely, Mélanie Joseph, Mathilde Lauret, Camille Llobet, Marianne Mispelaëre, Max Taguet et Magali Virasamy-Hoquet (KMVH).

Présentation de l'exposition en LSF
"On peut ne pas parler d'autres langues que la sienne. C'est plutôt la manière de parler sa propre langue, de la parler "fermée" ou "ouverte" ; de la parler dans l'ignorance de la présence des autres langues ou dans la prescience que les autres langues existent et qu'elles nous influencent même sans qu'on le sache. [...] C'est une question d'imaginaire des langues. [...] Ce n'est pas une question de juxtaposition des langues mais de leur mise en réseau."
Édouard Glissant in L'imaginaire des langues, entretiens avec Lise Gauvin (1991 - 2009), Gallimard, Paris, 2010.
À l'occasion des 20 ans du programme PiSourd·e, l'exposition collective Vivre en plusieurs langues invite à s'ouvrir à l'imaginaire de la Langue des Signes et de la culture Sourde, et à s'intéresser plus largement à la diversité des langues, à ce qu'elles véhiculent et aux potentiels créatifs du passage d'une langue à l'autre.
Rassemblant les œuvres d'artistes Sourd·es, entendant·es, CODA (Children of Deaf Adults, enfants de parents Sourd·es), francophones ou polyglottes, l'exposition propose ainsi de mettre en réseau une pluralité de langues et de moyens d'expression : langues des signes, langues vocales et langages artistiques (écriture, dessin, musique, danse, peinture, vidéo...) se côtoient ici dans un même espace. Chacune à leur manière, elles abordent une multiplicité de questionnements liés à la perception et à la communication. Comment se comprendre lorsque l'on ne parle pas la même langue ? Peut-on réellement communiquer, sans tout saisir de l'autre ? Quelles spécificités possèdent les langues des signes, que les langues vocales n'ont pas ?
Dans une polyphonie colorée, les quatorze artistes de cette exposition interrogent la notion d'altérité - c'est-à-dire, ce qui renvoie à l'autre et à l'ailleurs. Certain·es, tout d'abord, œuvrent pour la reconnaissance de l'identité Sourde, longtemps marginalisée. Renversant les rapports de force, ils et elles construisent des passerelles entre culture Sourde et culture entendante, dans une société où l'oralité est dominante, voire écrasante. Tandis que d'autres s'intéressent à la traduction : qu'il s'agisse de se heurter à la barrière d'une langue que l'on ne maîtrise pas, ou bien de jouer sur les entre-deux, les incompréhensions ou les translations, ces artistes nous laissent entrevoir ce que signifie "ne pas vivre en une seule langue" (Giuseppe Caccavale). Enfin, d'autres encore explorent les liens entre l'écriture, le son, la musique, le supposé silence et la culture Sourde.
Du geste symbolique au langage codé, des idéogrammes à la transcription du son de manière visuelle, les artistes réuni·es ici puisent dans la créativité sans fin de la langue des signes pour inventer de nouvelles façons, poétiques et imagées, de communiquer. Ainsi, l'exposition Vivre en plusieurs langues propose une plongée dans un mélange de langues dont les imaginaires et les spécificités nous invitent à cultiver la nécessaire pluralité des façons de dire et de voir le monde. - Ninon Duhamel, commissaire de l'exposition


Née en 1991, vit et travaille à Lille.
Ninon Duhamel est responsable des arts visuels à La Condition Publique (Roubaix) depuis 2022. Au sein de ce tiers-lieu artistique et culturel pluridisciplinaire, elle met en œuvre les projets d'exposition temporaires en lien avec divers partenaires et développe, au fil de la programmation, les résidences de création pour les artistes plasticien·nes qu'elle accompagne dans la conception et la production de nouvelles œuvres. Parmi certain·es : François Dufeil, Amalia Laurent, Flora Moscovici, Aïda Bruyère, Coraline de Chiara...Elle est par ailleurs curatrice indépendante : passionnée par le langage sous toutes ses formes, elle s'intéresse à la façon dont les artistes contemporaines travaillent les formes telles que la traduction, l'écriture, la correspondance, la narration, le chant, l'oralité, etc. Elle a notamment conçu les expositions À voix haute (La Graineterie, Houilles, 2020) et Telling Stories (Transpalette, Bourges, 2023)

Présentation de Ninon Duhamel, commissaire de l'exposition
Dans le cadre des 20 ans du programme PiSourd·e des Beaux-Arts de Marseille, en partenariat avec le [mac] musée d'art contemporain de Marseille, et le soutien de : CHRONIQUES - Pôle ressource de la création artistique en environnement numérique, la fondation F.R.I.D.A - Fonds pour la réussite et l'inclusion dans les arts, l'association Orphée.
Improvisez !
On se retrouve pour la deuxième édition de la Nuit du Conservatoire !
Le violoncelliste et improvisateur Stann Duguet a mené des ateliers avec les élèves du département cordes à l'occasion du mois de l'improvisation. Les élèves façonnent ainsi leur voix personnelle, en recherchant leur "liberté musicale".
Avec les élèves des classes de cordes de l'orchestre Vivaldi B
Enseignant·es : Marine Rodallec et Frédéric Isoletta
Pour la Nuit du Conservatoire, Stann Duguet propose un concert solo, à la croisée des genres.
Durant tout le mois de janvier, l'orchestre d'harmonie 2 a exploré l'improvisation collective. Entrons dans un monde sonore et visuel en mouvement - une invitation à défier les éléments !
Avec les élèves de l'Orchestre Harmonie 2
Enseignants : Sylvain Gargalian et Jonathan Robert
Traditions orales, créations originales et musique à l'image composent un voyage narratif où l'imaginaire guide l'orchestre d'harmonie 3.
Pièces de Paul Lukas et Amine Soufari, Yovana Cordas et Cécile Brieu (élèves et anciens élèves de la classe de composition à l'image).
Avec les élèves de l'Orchestre Harmonie 3, avec la participation du pupitre de percussions de l'OSAMU&CO
Enseignants : Sylvain Gargalian et Pierre-Adrien Charpy
Le Big Band O'JAZZ AMU & Co présente pour la première fois un extrait de son programme 2026. L'orchestre arpente des répertoires éclectiques du jazz, rendant hommage à Count Basie, Terry Gibbs, Clifford Brown et Ella Fitzgerald.
Big Band d'Aix-Marseille Université et du Conservatoire Pierre Barbizet de Marseille | Direction - Romain Morello
Rendez-vous dans la cour d'honneur pour le début de la pièce en déambulation !
Sur une musique de Steve Reich, les élèves de danse interprètent un extrait de "City Life", création chorégraphique commandée pour l'ouverture du festival Propagations 2026 au GMEM et présentent des variations contemporaines issues d'un travail d'improvisation révélant la singularité de chaque interprète.
Avec les élèves des classes SUP 1/SUP 2
Enseignant·es : Carole Gomes et Arnaud Baldaquin
Quand le piano improvisé dialogue avec le dessin en direct. Sons, lignes et gestes se répondent sous vos yeux, accompagnés d'invités surprises, pour une création spontanée et partagée.
Avec les élèves et anciens élèves de piano et les élèves des ateliers publics des Beaux-Arts de Marseille | Enseignantes coordinatrices : Nathalie Lanoë, Karine Santi-Weil et Cynthia Caubisens.
Retraçons ensemble l'art de l'improvisation ! Explorons tous les rouages mystérieux de cette tradition des grands compositeurs appréciée de tous tant elle unit réflexion et instinct. Avec un peu de technique et beaucoup d'imagination, construisons un concert dont vous serez l'inspiration !
Par Mehdi Telhaoui, pianiste, compositeur et ancien élève du Conservatoire
À l'occasion de l'ouverture en janvier de la classe d'improvisation libre, de jeunes musicien·nes se rencontrent autour d'expérimentations sonores. Ecouter les timbres, explorer textures et gestes, affiner la perception du son. Elles et ils tissent ensemble un langage musical vivant et surprenant.
Avec les étudiant.es en préfiguration CPES promo 2025 et la classe de musique de chambre | Enseignant·es : Jonathan Robert et Cynthia Caubisens
Un concert où les frontières s'effacent : L'improvisation électronique fusionne avec le piano préparé en un paysage sonore en perpétuel mouvement. Inspiré de sonorités glanées à travers le monde, ce dialogue d'ombre et de lumière invite à un voyage intérieur. Une plongée sensorielle au cœur de l'écoute et de l'humain.
Par Cynthia Caubisens, musicienne, performeuse, plasticienne sonore et enseignante d'improvisation au Conservatoire.
Entre musique assistée par ordinateur et textes dystopiques, quatre performances improvisées imaginent d'autres futurs possibles. Une utopie des corps vivants face aux dérives technologiques.
Avec les élèves de théâtre de cycle 3 et la classe de composition à l'image | Enseignant·es : Antoine Mahaut, Alice Mora, Pierre Adrien Charpy
Théâtre, musique et improvisation se rencontrent autour de l'œuvre de Pierre Bourdieu. À partir de canevas inspirés du jazz, comédien.nes et musicien.nes inventent des scènes où goûts et classes sociales s'entrechoquent.
Avec les élèves de théâtre de cycle 2 et les élèves de jazz de cycle 1 et cycle 2 | Enseignant·es : Magali Jacquot et Fabien Ottones
Improvisations guidées à partir d'une œuvre jeunesse pleine de poésie de Anouch Paré. Les enfants jouent avec les sons et les situations dans une exploration ludique et collective.
Avec les élèves de théâtre découverte 2 | Enseignant : Antoine Mahaut
Une improvisation burlesque sans filet... ou presque. Clowns, meneur de jeu et public construisent ensemble un joyeux chaos où poésie, échec et rire deviennent matière à fête. À la suite des ateliers menés par Jérome Beaufils.
Avec les élèves de théâtre de cycle 3 | Enseignant·es : Antoine Mahaut, Alice Mora
Le Bloco Sincopado est un projet issu des ateliers de pratique collective de l'association La Sincopada. Il regroupe une vingtaine de participants autour de l'exploration de la diversité de rythmes issus des traditions populaires, les arrangements laissent une belle part à l'improvisation autour des cellules rythmiques propres à chaque morceau.
Avec la participation des ancien·ne·s élèves Passerelle du Conservatoire
Pièce graphique sans titre pour 4 violoncelles et bande avec les élèves du Conservatoire. Composition : Jessy Dulheuer.
Suivi d'une pièce collaborative autour du geste musical et de l'improvisation avec des ordinateurs.
Avec les élèves des classes de violoncelle et d'électroacoustique | Enseignant·es : Jean Luc Gergonne et Marine Rodallec
Improvisation libre, œuvres ouvertes et partitions graphiques composent un terrain de jeu sonore, entre écriture et liberté totale.
Un projet à l'initiative de la classe de musique électroacoustique du Conservatoire
Enseignant : Jean-Luc Gergonne
Un piano, vingt livres, sept voix. Le public choisit, le reste s'improvise. Une lecture vivante, ludique et participative.
Avec les élèves de diplôme national d'études de théâtre (DNET) | Enseignant : Franck Zerbib
Plongée dans l'univers sonore "Les Anecdotiques" de Luc Ferrari. Une œuvre où l'écoute devient récit, portée par une interprétation sensible d'une élève du département électroacoustique.
Enseignant : Jean-Luc Gergonne
Une traversée sonore non-stop menée par les élèves de musique électroacoustique. Quatre heures d'écoute, d'expérimentation et de formes libres.
Enseignant : Jean-Luc Gergonne
Les élèves de (DNET) et le cycle 3 présentent une création autonome d'après “Donc” de Jean-Yves Picq.
Cette introduction au spectacle est imaginée et menée par les étudiant·es du département Théâtre du Conservatoire Pierre Barbizet dans le cadre de La Nuit des Conservatoires.
Enseignant : Antoine Mahaut, Alice Mora, Franck Zerbib
Vendredi 30 et samedi 31 janvier 2026 au Théâtre La Criée
+ d'infos (lien externe)
Dans le cadre des 20 ans du programme Pisourd·e
Une proposition d'Antoine Hury, étudiant aux Beaux-Arts de Marseille.
Le Videodrome 2 et l'école des Beaux-Arts de Marseille s'allient pour célébrer les 20 ans du programme PiSourd·e. Tout au long de l'année, des étudiant·es du programme accompagneront des films sélectionnés pour l'occasion.
Depuis 2023, les Rendez-vous du Ciné-club LSF ont pour objectif de favoriser la diffusion du cinéma Pi Sourd émergent tout en créant des opportunités de rencontres entre les mondes. Nous vous convions à la découverte de films qui mettent de l'avant la culture Sourde, et qui permettent d'ouvrir un espace d'échange et de dialogue afin de briser les barrières entre Sourd·es et entendant·es.
Regardez-moi, je vous regarde - Koji Inoué photographe sourd (1997), de Brigitte Lemaine, France, 19 min, français sous-titré en français, projection 16 mm
Koji Inoue est né en 1918, mort en 1993. À l'âge de 3 ans il est victime d'un accident et il devient sourd. Photographe dès son plus jeune âge, il perd tous ses négatifs dans un bombardement. Il abandonne son métier d'ébéniste pour ouvrir une boutique photo et un club photo pour sourds dans les années 50 qui deviendront très importants. Grâce à l'aide de son fils qui intéresse un directeur artistique à son oeuvre, il expose et publie ses photos au Japon et en France à la fin de sa vie. À travers le récit en langue de signes d'un comédien sourd, nous découvrons ses photos, sa vie, ses thèmes favoris.
James Castle, la voie silencieuse (2018) de Brigitte Lemaine, États-Unis/France, 80 min, anglais sous-titré en français
James Castle (1899-1977) est un artiste sourd reconnu dans le monde de l'art contemporain. Pourtant il semble que les articles et les catalogues des expositions soient passés à côté de l'expression de sa surdité dans son œuvre. Ce film a pour vocation de le réinscrire dans la culture Sourde.
Une proposition d'Antoine Hury, étudiant aux Beaux-Arts de Marseille. Les projections seront suivies d'une discussion qu'il animera avec la réalisatrice Brigitte Lemaine.
Brigitte Lemaine (CODA, child of deaf adult) : sociologue, docteure de 3e cycle en philosophie esthétique, a été élevée en LSF par des grands-parents Sourd·es. Elle a réalisé une vingtaine de documentaires sur l'histoire et la culture des Sourd·es, ainsi que sur le handicap et les maltraitances.
« Le travail de James Castle (1899-1977) m'a fascinée depuis que je l'ai découvert sur catalogue en 2002 pour les raisons suivantes : il est sourd et je connais bien cette génération de sourds ayant été élevée en langue des signes par des grands-parents sourds, nés à la même époque. Comme tous les plasticiens sourds à qui j'ai consacré des films, le photographe japonais Koji Inoue (1919-1993) et Pierre Avezard (1909- 1992) artiste français d'art brut, il utilise des thématiques et des formes d'expression propre aux sourds. Comme eux il a été reconnu à la fin de sa vie et ses œuvres sont dans les musées. À travers son œuvre, on peut définir un véritable lexique de toutes les tendances propres à l'art des Sourds. Comme il est resté relativement isolé du reste de la communauté Sourde et du monde de l'art, il a été capable d'exprimer une création "authentiquement visuelle". Il n'a pas essayé de plaire à sa communauté, de la valoriser ou de gagner de l'argent. Dans sa recherche esthétique, il a traduit ses ressentis et sa philosophie de la vie en images, c'est pourquoi j'ai intitulé mon film James Castle, la voie silencieuse. Pour les Sourds du 19ᵉ siècle, le silence était un privilège grâce à la langue des signes. Ils étaient fiers d'être sourds et muets. Davantage encore quand la langue des signes a été interdite au niveau international en 1880 au Congrès de Milan (Italie). Beaucoup de revues et d'associations revendiquaient d'être "silencieuses". » — Brigitte Lemaine
Fabula Rasa
Campus art méditerranée met en œuvre depuis une année un projet de résidence artistique devterritoire dans le quartier de Saint André à Marseille, en partenariat bibliothèque Saint-André et soutenu par la Cité Éducative Nord Littoral.
Cette résidence d'un an, destinée aux jeunes diplômés de Campus art Méditerranée, vise à soutenir leur professionnalisation à travers le développement de leur recherche et de leur production artistique, tout en contribuant à des parcours d'Éducation artistique et culturelle sur notre territoire.
Espace de recherche et de création au service de la démarche artistique de l'artiste, la résidence s'inscrit également dans une dynamique de co-construction avec les structures du territoire, notamment les établissements scolaires (école Boisseau et Condorcet) et les associations du quartier.
En 2025, l'artiste Belette B. Verrey, issue de la formation du CFPI, a été sélectionné autour de son projet centré sur une démarche collaborative, visant à inventer un nouveau calendrier, explorant l'imaginaire, la représentation du temps, et notre manière de l'habiter.
Pour la sortie de cette résidence, nous vous invitons à Fabula Rasa, la première exposition personnelle de l'artiste.
« Le projet s'appuie sur l'Agglossarium, un recueil de chants tirés de romans de science-fiction, que j'ai composé pour mettre la voix et le chant au cœur des états qui nous traversent : anxiété, désir, révolte... Cette partition forme la base d'une culture orale imaginaire, née après la disparition des livres et des smartphones. Les langues secrètes de cet univers sont imprimées dans la cire d'abeille ou de paraffine, activées par les figures burlesques des saisons et par Pyro, fantôme-narrateur de ce récit choral. »
Regard critique : Julia Marchand
Avec :
Une exposition de Belette B. Verrey
Dans le cadre de la sortie de résidence artistique de territoire dans le quartier de Saint André à Marseille, en partenariat avec la Bibliothèque Saint-André, l'Éducation national et soutenu par la Cité Éducative Nord Littoral.
Fabula Rasa est une exposition sur le temps, la fin de l'ère industrielle et la mélancolie fossile. Elle réunit des pièces produites en résidence dans le quartier de Saint-André en 2025 : des compositions réalisées avec les enfants lors d'ateliers, une installation vidéo ainsi qu'un ensemble de tablettes de cire.
Le projet s'appuie sur l'Agglossarium, un recueil de chants tirés de romans de science-fiction, que j'ai composé pour mettre la voix et le chant au cœur des états qui nous traversent : anxiété, désir, révolte ... Cette partition forme la base d'une culture orale imaginaire, née après la disparition des livres et des smartphones.Les tablettes de cire deviennent les supports de ces nouvelles histoires. Elles prolongent les paysages où elles ont été conçues : les plaines désertiques de Fos-sur-Mer, les ciels bleus et les nuits de Saint-André. Les langues secrètes de cet univers sont imprimées dans la cire d'abeille ou de paraffine, activées par les figures burlesques des saisons et par Pyro, fantôme-narrateur de ce récit choral.
Le travail de Belette B. Verrey se tourne vers les éléments : ceux langagiers et ceux naturels. Par bien des égards, il s'est attaché à rendre intelligible les tempéraments du monde, ces colères adolescentes qui rasent les terres arables et les forêts, son soleil écrasant, ses moments d'accalmie, voire notre déni auréolé de nostalgie. Face à ses feux cruels, il ne suffit plus d'écrire. Il faut dessiner là où le langage s'arrête, puisque ces états météorologiques appellent un nouveau langage, faites de signes faibles et de traits conscients. Face aux vents impromptus, il nous faut dessiner un recueil qui nous guidera comme une boussole, contenant la fougue poétique et les failles du monde. Belette y a donné une forme éminemment collégiale dans le sens où presque chaque pas s'appuie sur une logique d'invitation : inviter les enfants à dessiner et repenser ce bouleversement météorologique, inviter les autaires qui le précèdent pour en extraire des passages, et des poèmes (l'Agglossarium), et nous inviter en retour pour parfaire son rêve. Celui d'un langage clandestin, à la hauteur de ce réel qui se dérobe.
Les équipes des ateliers de Campus art Méditerranée, des écoles Boisseau et Condorcet et de la Bibliothèque de Saint-André
Zoé june Grant, Samuel Chochon, Valentin Vert, Mathilde Nicol et Gabrielle Meistretty pour leur soutien et leur regard.
Luc de l'association l'Abeille Provençale pour ses dons de cire d'abeille.
Direct GSM et King coques pour leurs dons de coques de téléphone.
Atelier Sili.
Cette résidence d'un an, destinée aux jeunes diplômés de Campus art Méditerranée, vise à soutenir leur professionnalisation à travers le développement de leur recherche et de leur production artistique, tout en contribuant à des parcours d'Éducation Artistique et Culturelle sur notre territoire.
Espace de recherche et de création au service de la démarche artistique de l'artiste, la résidence s'inscrit également dans une dynamique de co-construction avec les structures du territoire, notamment les établissements scolaires (école Boisseau et Condorcet) et les associations du quartier.
En 2025, l'artiste Belette B. Verrey, issue de la formation du CFPI, a été sélectionné autour de son projet centré sur une démarche collaborative, visant à inventer un nouveau calendrier, explorant l'imaginaire, la représentation du temps, et notre manière de l'habiter.
Classe préparatoire : dépôt de candidature du 06 janvier au 03 avril (inclus)
Concours d'entrée : inscription et formulation des vœux du 19 janvier au 12 mars
Commission d'admission : du 6 janvier au 1er mars
La période d'admissions pour les Beaux-Arts de Marseille est ouverte !
De la classe préparatoire à la commission d'admissions en cours de cursus, l'école des Beaux-Arts de Marseille offre des formations en art et design.
https://www.campusartmediterranee.fr/