Mobilisation et incidents aux Beaux-Arts de Marseille

Campus art Méditerranée rappelle les faits, les mesures prises et sa volonté de dialogue

Campus art Méditerranée

https://www.campusartmediterranee.fr/

Campus art Méditerranée entend ces préoccupations, dans un contexte de contraintes budgétaires qui affectent l'ensemble de l'enseignement artistique public. Il réaffirme son attachement à la liberté d'expression, au dialogue et à la sécurité de toutes les personnes présentes sur ses sites.

À la suite des événements survenus dans la nuit du 9 au 10 octobre 2026, Campus art Méditerranée a fait l’objet de plusieurs mises en cause publiques qui, en présentant de manière incomplète ou inexacte le déroulement des faits et les décisions prises par sa direction, lui imputent injustement la responsabilité des incidents.

L’établissement entend, dès lors, apporter les précisions nécessaires afin de rétablir la réalité des faits et de rappeler les initiatives prises pour privilégier le dialogue et garantir la sécurité de l’ensemble des personnes présentes.

Un dialogue engagé avant les événements du 9 octobre

La direction a rencontré des représentant·es étudiant·es dès le 24 septembre et leur a adressé, le 28 septembre, une première réponse écrite à leurs revendications. D’autres échanges ont suivi, notamment le 1er octobre. L’établissement reconnaît que des désaccords subsistent, mais conteste l’idée selon laquelle les demandes étudiantes seraient restées sans réponse.

La soirée « Bazar Bozar », organisée par l’association Kumquat, avait été validée dans le cadre du comité de programmation de l’établissement dès le mois d’avril 2026 pour se tenir sur les espaces extérieurs du site de Luminy (sur la parcelle de l’ancienne école d’architecture), soit plusieurs mois avant le début de l’occupation. Sa tenue s’inscrivait notamment dans une politique de diversification des ressources de l’établissement. À la suite des inquiétudes exprimées sur les conditions de sécurité et la coexistence des usages du site, une réunion s’est tenue le 9 octobre au matin avec les directions concernées, l’organisateur et une trentaine d’étudiant·es. Les dispositifs envisagés ont été présentés et la possibilité d’un stand étudiant au sein de l’événement a été convenue.

Dans la nuit du 9 au 10 octobre, la priorité donnée à la sécurité

Dans la soirée du 9 octobre, le blocage des accès au site a entraîné une situation de tension croissante entre les personnes mobilisées et les festivalier·es rassemblé·es à l’extérieur. La direction a poursuivi les démarches de médiation, en lien avec les responsables présents et les forces de l’ordre. Face à la dégradation de la situation, elle a pris la décision d’annuler la manifestation et en a fait annonce publique aux personnes présentes.

Après cette annonce, l’ouverture d’un accès, qui aurait été effectuée par un ou plusieurs membres de l’association Kumquat, ainsi que l’allumage des lumières et de la musique de l’évènement, sans autorisation de la direction, a permis l’entrée non maîtrisée de nombreux festivalier·es. Des insultes, des intimidations et des bousculades ont été signalées. Campus art Méditerranée condamne sans réserve tout comportement violent ou menaçant, quelles qu’en soient les victimes ou les auteur·trices. Les circonstances exactes des incidents et les responsabilités éventuelles appellent un examen rigoureux.

Alors que la manifestation avait repris de fait, les échanges avec les forces de l’ordre ont conduit à privilégier une désescalade progressive plutôt qu’une interruption immédiate susceptible d’envenimer la situation et d’exposer les personnes présentes.

Des propositions concrètes pour répondre aux revendications

Le 12 octobre, la direction a soumis aux représentant·es étudiant·es de nouvelles propositions portant notamment sur l’élargissement des horaires d’accès aux locaux, y compris le week-end, le maintien de certaines aides matérielles et financières, la présentation d’informations budgétaires détaillées, l’amélioration de la représentation étudiante et la formalisation du suivi des demandes. Ces propositions pourtant constructives n’ont malheureusement pas permis de dégager un accord avec la délégation reçue.

L’établissement entend tirer tous les enseignements des événements survenus, notamment concernant les conditions d’organisation et de sécurisation des manifestations accueillies sur ses sites.

Campus art Méditerranée rappelle enfin que la liberté de mobilisation et d’expression doit pouvoir s’exercer dans le respect de la sécurité des personnes, de l’accès des secours et de la continuité des missions de service public. Sa priorité demeure de préserver les conditions d’enseignement et de création et de protéger la communauté éducative.

La direction de Campus art Méditerranée

Mobilisation et incidents aux Beaux-Arts de Marseille

Depuis le 28 septembre 2026, une partie des étudiant·es des Beaux-Arts de Marseille occupe les locaux de l’école pour exprimer des revendications relatives notamment aux conditions d’études, aux horaires d’accès, aux moyens matériels et au fonctionnement de l’établissement. 

Campus art Méditerranée

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